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Module 9: La participation des familles et de la communauté

Dans ce module, les membres des conseils scolaires vont examiner :
  • Les notions essentielles concernant la participation des parents en éducation
  • Des stratégies gagnantes pour engager la communauté
  • Leur rôle pour ce qui est de faciliter la participation des parents et de la communauté

Introduction

La participation des familles et de membres de la communauté à la vie des écoles et à l’éducation des enfants enrichit le milieu d’apprentissage et contribue directement au rendement des élèves. La famille appuie l’élève sur les plans physique et émotif, et sa confiance que l’école va aussi appuyer son enfant a une incidence positive sur la réussite et le bien-être de celui-ci. Une participation active des communautés aide également à créer des communautés fortes et engagées démocratiquement.

Dans le module 7 (L’exercice d’une gouvernance efficace : le rôle du conseil scolaire en matière d’élaboration des politiques), le rôle des membres des conseils scolaires consistant à élaborer des politiques sur les relations avec les parents et la communauté est considéré comme une de leurs grandes responsabilités de gouvernance. Les conseils peuvent établir un partenariat solide avec les parents et la communauté par les moyens suivants :

  • Veiller, grâce à leurs politiques, à ce que les écoles et le système scolaire soient accueillants et accessibles aux parents et aux autres membres de la communauté;
  • Veiller à ce que le public ait accès à des renseignements utiles concernant les politiques, les programmes et les services en matière d’éducation;
  • Établir des mécanismes qui offrent de véritables possibilités de contribuer aux processus décisionnels au niveau de l’école et du conseil.

De solides partenariats entre les écoles et la communauté sont profitables aux écoles ainsi qu’aux communautés qu’elles desservent. Chaque école offre de vastes ressources à la communauté, notamment ses installations (ainsi que l’équipement et le matériel qui s’y trouvent), les activités sportives ou artistiques qui s’y déroulent, les ressources humaines qu’elle contient (autant le personnel que les élèves), les programmes qu’elle offre aux élèves et les programmes d’information et de formation à l’intention des membres de la communauté.

Dans ce module, le mot « famille » désigne les diverses structures familiales qu’on retrouve dans les foyers de l’Ontario, de la famille monoparentale à la famille élargie. Le module traite de l’importance cruciale de la participation des familles à l’éducation ainsi que du rôle des communautés pour appuyer un système d’éducation dynamique.

LES FAMILLES : DES PARTENAIRES EN ÉDUCATION

En septembre 2010, le ministère de l’Éducation a publié Partenariat avec les parents : Politique de participation des parents pour les écoles de l’Ontario. Cette politique formule la vision suivante à cet égard :

Dans le système d’éducation de l’Ontario, tous les partenaires reconnaissent que la participation des parents contribue favorablement à la réussite des élèves. Les élèves sont soutenus et incités à apprendre dans une culture aux attentes élevées au sein de laquelle les parents :

  • se sentent les bienvenus, respectés et appréciés par la communauté scolaire en tant que partenaires dans le cadre de l’apprentissage et du développement de leurs enfants;
  • ont des occasions de participer et une gamme complète de choix quant à la façon de participer dans la communauté éducative, pour appuyer la réussite des élèves;
  • se sentent engagés, par le biais d’une communication et d’un dialogue constants avec d’autres partenaires en éducation, à favoriser un environnement d’apprentissage positif à la maison et à l’école;
  • sont appuyés par les renseignements et les outils nécessaires à la participation à la vie scolaire.
Ce que disent les recherches

Les avantages de la participation des familles à l’éducation de leurs enfants sont prouvés hors de tout doute. Les recherchent montrent que cette participation a un effet positif sur l’apprentissage et le rendement des enfants tant à l’élémentaire qu’au secondaire, ce qui se traduit par :

  • de meilleurs résultats scolaires;
  • des aptitudes cognitives supérieures;
  • de meilleures compétences en résolution de problèmes;
  • plus de plaisir à fréquenter l’école;
  • une meilleure assiduité;
  • une réduction des problèmes de comportement à l’école.

Des études montrent que les enfants dont les parents participent à leur éducation ont aussi un plus grand développement socio-affectif, notamment :

  • une plus grande résistance au stress;
  • une satisfaction de vie plus élevée;
  • davantage d’autodétermination et de maîtrise de soi;
  • une plus grande adaptation sociale;
  • une meilleure santé mentale;
  • des relations offrant un meilleur soutien;
  • de meilleures aptitudes sociales;
  • des relations plus positives avec leurs pairs;
  • une plus grande tolérance;
  • des mariages plus réussis;
  • des comportements moins délinquants.

Ces avantages se maintiennent de l’enfance à l’âge adulte[1].

Pour ce qui est des résultats scolaires, les effets positifs de la participation des parents ont été corroborés par une méta-analyse (c’est-à-dire une analyse des résultats d’études existantes) effectuée dans le cadre du projet Harvard Family Research[2]. Deux aspects particuliers de cette analyse sont importants pour les conseils scolaires soucieux de favoriser la participation des familles dans les communautés diversifiées ou les groupes difficiles à rejoindre. Premièrement, la participation des parents a toujours un effet positif, peu importe la race ou le groupe ethnique. Deuxièmement, lorsque la participation des familles est minimale ou inexistante, les stratégies visant à l’accroître parviennent effectivement à créer des changements positifs. Ces deux faits soulignent l’importance pour les conseils scolaires et les écoles de trouver des moyens de mobiliser les familles qui, à l’heure actuelle, pourraient ne pas participer directement à l’éducation de leurs enfants.

Il y a une forte corrélation entre les partenariats avec les familles et la communauté et le rendement des élèves. Quels que soient leurs antécédents socioéconomiques, les expériences qu’ils ont vécues à l’école et leur propre rendement scolaire, tous les parents peuvent favoriser la réussite de leurs enfants et ne manquent pas de le faire. La participation des parents à l’école est aussi liée à une plus grande participation de la communauté. Toutefois, les partenariats entre les parents, les groupes communautaires et les écoles doivent être de véritables partenariats. Les écoles qui mobilisent les parents et la communauté contribuent à créer et à maintenir leur confiance et leur soutien. Lorsque les parents et les membres de la communauté sont invités à l’école, cela nourrit le respect et la confiance.

Les approches collaboratives sont avantageuses de deux façons. L’école en profite, de même que les familles, les organismes communautaires, les institutions et les autres groupes. La capacité qu’a la communauté de comprendre les besoins des élèves et des familles ainsi que d’y répondre augmente en fonction de son engagement dans l’école. En même temps, la sensibilisation aux services à l’intention des enfants et des familles augmente, tout comme l’accès à ces services.

MOBILISER LES FAMILLES COMME PARTENAIRES

La participation des familles procure des avantages aux élèves, aux parents et aux écoles. Le rôle du conseil scolaire et de ses membres consiste à faire en sorte que les écoles et, en particulier, les directrices et directeurs d’école reçoivent le soutien voulu dans leurs efforts en vue de faire participer les familles à la vie de leur école locale. Le conseil élu concentre ses activités de mobilisation au niveau du système scolaire, grâce aux structures qu’il met en place pour la consultation et le partage de l’information.

Avantages pour les élèves

  • Les enfants apprennent plus facilement lorsqu’ils sont encouragés à le faire à la maison.
  • Ils travaillent mieux et ont de meilleurs résultats lorsque leurs parents prennent une part active à leur éducation.
  • Ils voient que leurs parents valorisent l’éducation et ont des attentes élevées pour eux.
  • Ils ont accès à un plus grand nombre d’activités à l’école et à l’extérieur lorsqu’il y a plus d’adultes pour y contribuer.
  • Leurs préoccupations peuvent être tirées au clair plus rapidement lorsque leurs parents ont des relations positives avec le personnel scolaire.
  • Ils sont heureux lorsque leurs parents s’amusent à des activités organisées à l’école.

Avantages pour les parents

  • Les enfants ont de meilleurs résultats lorsque leurs parents participent à leur éducation.
  • Les parents sont plus en mesure d’aider et d’encourager leurs enfants lorsqu’ils comprennent le fonctionnement du système scolaire et qu’ils ont plus de renseignements sur l’éducation de leurs enfants.
  • Les parents peuvent augmenter leurs compétences et leur confiance en eux-mêmes en tant que parents et qu’apprenants adultes.
  • Lorsqu’il y a une relation positive entre les parents et l’école, cela profite à tout le monde.
  • Lorsque les parents sont engagés dans l’éducation de leurs enfants, ils obtiennent l’assurance que ceux-ci reçoivent une éducation de qualité.

Avantages pour les écoles

  • Les compétences et l’expérience des parents viennent compléter celles des enseignantes et enseignants.
  • Comme les parents donnent de leur temps et de leurs compétences, les parents et le personnel enseignant peuvent organiser ensemble plus d’activités pour les élèves que si seul le personnel de l’école s’en chargeait.
  • L’apprentissage, l’assiduité et le comportement des élèves s’améliorent.
  • Les parents ont des idées sur la façon dont l’école peut le mieux appuyer leurs enfants, et ils ont la possibilité de faire des suggestions.
  • Le personnel enseignant peut discuter de ses idées avec les parents et obtenir leur aide lorsqu’il élabore des plans pour l’école.
  • Les parents peuvent aider les écoles à mieux comprendre le style d’apprentissage et les conditions de vie de chaque élève et, ainsi, aider le personnel enseignant à offrir un enseignement différencié.
  • Les parents sont davantage en mesure d’utiliser, à la maison, des stratégies d’apprentissage efficaces auprès de leurs enfants.
  • Les parents peuvent donner des conseils et de l’aide pour rejoindre et mobiliser d’autres parents.

Dans son étude intitulée School Leaders’ Influences on Student Learning: The Four Paths, Ken Leithwood traite du « cheminement familial » et de son rôle afin de favoriser la réussite des élèves. La politique du Ministère, Partenariat avec les parents, fait mention de cette étude :

De nombreuses familles ont des questions concernant leur rapport avec l’apprentissage de leurs enfants et le soutien à leur fournir dès le début de leur scolarité jusqu’à l’adolescence. De nombreuses activités, telles que des ateliers pour les parents, peuvent améliorer les compétences parentales en rapport avec l’éducation de leurs enfants, et faire que les parents comprennent mieux quelles sont leurs options de participation.

Joyce Epstein, auteure de renom qui fait autorité sur la participation parentale et familiale et sur l’établissement de partenariats en éducation, a défini un cadre incluant six types de participation des parents :

  • Rôle parental
  • Communications
  • Bénévolat
  • Apprentissage à la maison
  • Prise de décisions
  • Collaboration avec la communauté

Dans leur livre intitulé Beyond the Bake Sale: The Essential Guide to Family School Partnerships (Au-delà de la vente de pâtisseries : Le guide essentiel des partenariats entre les familles et l’école), Henderson, Mapp, Johnson et Davies décrivent quatre types différents d’écoles. Dans une école partenaire, les familles et la communauté travaillent en étroite collaboration avec l’école pour assurer la réussite de chaque élève. Dans une école portes ouvertes, les parents ont la possibilité de participer de nombreuses manières à la vie scolaire, mais ils pourraient assister en plus grand nombre aux événements et aux activités scolaires. Dans une école « Venez quand on vous appellera », l’école n’accueille les parents que lorsqu’elle les invite pour une raison particulière. Enfin, dans une école forteresse, le personnel et l’administration croient que la place des parents est à la maison et non à l’école. Afin d’atteindre les objectifs de l’éducation en Ontario (atteindre l’excellence, assurer l’équité, promouvoir le bien-être et rehausser la confiance du public) et compte tenu des recherches concernant l’impact de la participation des parents et de la communauté sur la réussite des élèves, il est essentiel que les conseils scolaires favorisent une culture d’attentes élevées quant à la participation des parents et de la communauté, dans laquelle les écoles partenaires sont la norme.

Rôle parental

Suivant cette approche, les conseils scolaires et les écoles aident les familles à créer, à la maison, un milieu qui appuie les enfants dans leur rôle d’élèves. La plupart des conseils scolaires fournissent sur leur site Web des renseignements sur les services offerts aux familles dans la communauté et distribuent des brochures et des dépliants pour aider les familles à faire face aux enjeux de la vie quotidienne. Ils peuvent aussi établir des centres de formation au rôle parental et de littératie pour les familles, afin d’appuyer les familles dans leur rôle parental.

Communications

Cette stratégie consiste à concevoir des modes efficaces de communication de l’école à la maison et de la maison à l’école au sujet des programmes scolaires et des progrès des enfants. En plus des bulletins scolaires et des rencontres parents-enseignants, il peut s’agir de mesures telles que : communiquer régulièrement les travaux des élèves aux parents et encourager ces derniers à formuler des commentaires; tenir des soirées d’information sur le curriculum; diffuser des renseignements sur les pratiques, les programmes et les activités de l’école; publier régulièrement un bulletin d’information; communiquer par téléphone et par courriel; et assurer l’accès en ligne à l’information. Dans de nombreuses communautés, les conseils scolaires tiennent compte des besoins linguistiques des parents en faisant traduire certaines des communications générales du conseil et de l’école et en recourant aux services d’interprètes, s’il y a lieu.

Bénévolat

Une importante stratégie de participation consiste à recruter les parents pour faire du bénévolat et à coordonner efficacement les activités d’aide et d’appui auxquelles ils participent. La plupart des conseils ont une politique sur le bénévolat et affichent sur leur site Web des renseignements sur les façons de participer. Parmi les activités souvent suggérées, on compte les suivantes : préparer des matériaux pour les travaux d’arts plastiques; faire de l’accompagnement en lecture dans les classes; siéger au conseil d’école ou assister à ses réunions; mener des campagnes de levée de fonds; accompagner les élèves au cours des sorties éducatives; accueillir les nouvelles familles; fournir de l’aide en matière de traduction ou d’interprétation; contribuer au programme environnemental de l’école, par exemple aux travaux du jardin ou au recyclage; aider au centre de ressources; et s’adresser aux élèves au cours de la journée d’orientation de carrière.

Apprentissage à la maison

Cette stratégie consiste à fournir des informations et des idées aux familles sur la façon d’aider les élèves à faire leurs devoirs et à planifier, décider et réaliser d’autres activités liées au curriculum. De nombreux conseils fournissent aux familles, sur leur site Web, des renseignements sur les compétences que les élèves doivent avoir acquises dans diverses matières pour chaque année d’études. Les conseils peuvent aussi publier leurs politiques sur les devoirs et des conseils sur l’aide aux devoirs; se doter de centres de formation au rôle parental et de littératie pour les familles; organiser des soirées d’activités familiales en littératie ou en numératie; et offrir des trousses d’apprentissage estival.

Bon nombre de conseils organisent des conférences annuelles à l’intention des parents, afin de les aider à aider leurs enfants à réussir à l’école et de traiter de sujets tels que l’influence des pairs à l’adolescence ou l’utilisation d’Internet par les enfants. Les conseils encouragent aussi les écoles à tenir des soirées d’information sur des questions intéressant les parents, en leur suggérant des sujets ainsi que des conférencières et conférenciers.

Prise de décisions

Un autre aspect important de la participation des parents consiste à inclure les familles dans le processus décisionnel au niveau des écoles et à leur demander de contribuer au plan d’amélioration de leur école. C’est une stratégie qui favorise également le développement de leaders et de représentants des parents. En Ontario, en vertu d’un règlement appliqué par le Ministère, chaque école doit avoir un conseil d’école, et chaque conseil scolaire doit mettre sur pied un comité de participation des parents (CPP). Le rôle du CPP consiste à appuyer, à encourager et à améliorer la participation des parents de façon à accroître le rendement et le bien-être des élèves dans toutes les écoles et dans l’ensemble du conseil. Le CPP est un comité officiel présidé par un parent, qui joue un rôle consultatif de premier plan auprès du conseil scolaire. Bon nombre de conseils ont aussi mis en place des comités consultatifs de la communauté, tels qu’un comité consultatif des Autochtones ou un comité consultatif sur les relations interraciales. De plus, chaque conseil a un comité consultatif sur l’enfance en difficulté qui compte des représentants des parents et qui formule des recommandations au conseil sur l’établissement et le développement de programmes et de services pour les élèves en difficulté. Grâce à leur site Web et à leurs communications au niveau des écoles, les conseils informent les parents au sujet des personnes qui les représentent et leur indiquent comment ils peuvent devenir membres d’un conseil d’école ou d’un comité.

Collaboration avec la communauté

Cette stratégie vise à déterminer et à intégrer des ressources et des services communautaires afin de renforcer les programmes des écoles, les pratiques familiales ainsi que l’apprentissage et le développement des élèves. Les conseils fournissent aux familles des renseignements sur le soutien communautaire en matière de santé, de culture, de loisirs et d’activités sociales. Parmi les initiatives en ce domaine, on compte des programmes d’été à l’intention des élèves, des programmes intergénérationnels, l’utilisation communautaire des locaux scolaires ainsi que la participation de bénévoles de la communauté qui ne sont pas des parents d’enfants fréquentant les écoles du conseil.

[Les] relations avec les groupes communautaires sont courantes dans de nombreux conseils scolaires de tous les niveaux. Un aspect quasi exclusif [aux conseils scolaires performants de] l’Ontario, cependant, est l’importance que les leaders du système et les leaders scolaires accordent à leur relation avec ces mêmes groupes dans le cadre de leurs efforts pour réaliser la mission et la vision du conseil. [Ces] conseils scolaires [désignent couramment leurs écoles comme des] « écoles communautaires ».

Les conseils scolaires performants et leur leadership, p. 22

ÉLIMINER LES OBSTACLES À LA PARTICIPATION DES FAMILLES

Un défi constant pour les conseils scolaires est de mettre en place des stratégies efficaces afin d’obtenir la participation des familles qui, pour toutes sortes de raisons, ne se sentent pas engagées dans l’éducation de leurs enfants. Les obstacles qui freinent la participation de ces familles peuvent être liés à la langue, à la pauvreté, à la culture ou à la nouveauté des rapports avec un système scolaire. Il se peut que la culture de certains nouveaux arrivants les porte à se méfier de l’autorité ou à vouer un tel respect au personnel enseignant qu’ils s’abstiennent d’exprimer leurs préoccupations légitimes. Certains peuvent avoir eu des expériences négatives avec les organismes gouvernementaux ou le système scolaire de leur pays d’origine; d’autres peuvent n’avoir pratiquement jamais fréquenté l’école parce qu’ils ont longtemps vécu dans des camps de réfugiés. De nombreux parents qui cherchent à joindre les deux bouts peuvent occuper plusieurs emplois ou travailler le soir ou la nuit, ce qui leur rend plus difficile de trouver le temps ou d’avoir l’occasion de participer à la vie de l’école.

Dans les Premières Nations, il y a une forte tradition de participation des parents à l’éducation de leurs enfants. Pourtant, il peut être difficile d’obtenir la participation des familles au sein du système d’éducation provincial.

Les membres des Premières Nations ont souffert à cause de systèmes d’éducation pendant plus d’un siècle. […] Les parents dont l’expérience scolaire a été traumatisante ne se sentent pas à l’aise lorsqu’on leur demande de participer à l’éducation de leurs enfants. […] Leur désillusion face à l’école peut être [aggravée] par le malaise des enseignantes et enseignants et des directions d’école qui, souvent, ne savent pas comment aborder les parents des Premières Nations, demander leur avis et établir avec eux des relations réciproques et positives[3].

Afin d’éliminer les obstacles pour les familles démotivées dans toutes les communautés, on peut notamment prendre les mesures suivantes :

  • Augmenter la compréhension des perspectives et des expériences des communautés, en accordant une attention particulière aux familles qui hésitent le plus à s’engager
  • Veiller à ce que le personnel reçoive le perfectionnement professionnel voulu pour être plus sensible aux réalités culturelles et pour accroître ses compétences en matière de relations avec les parents
  • Fournir un accès facile aux renseignements par l’entremise de leaders communautaires, qui pourront encourager la participation au comité consultatif des Autochtones et aux groupes de relations communautaires
  • Lorsque cela est possible, veiller à ce que des membres du personnel soient proactifs afin de rejoindre les groupes particuliers qui ne sont pas bien représentés au sein des conseils d’école et du comité de participation des parents ou qui ne se présentent pas aux activités organisées à l’école
  • Se rendre dans les communautés pour y tenir des réunions ou des activités, par exemple un forum communautaire ou une soirée de « rapport aux parents » dans une communauté des Premières Nations; faire appel à la contribution des communautés sur des sujets qui les intéressent particulièrement et pas seulement pour répondre à des questions précises du conseil scolaire
  • Encourager la participation des membres de la famille élargie, y compris les grands-parents
  • Présenter des membres des communautés dans les écoles comme modèles à suivre pour les élèves, par exemple des artistes, des Anciens de Premières Nations ou des sénateurs métis

PARTICIPATION DE LA COMMUNAUTÉ

La participation de la communauté à l’éducation publique valorise le droit des membres de la communauté de contribuer aux décisions qui touchent la vie et l’éducation de leurs enfants. Ce processus vise à tisser des liens avec des membres de la communauté qui travailleront comme partenaires du conseil scolaire et appuieront sa mission afin de faire de la communauté un endroit où il fait mieux vivre.

Les modifications apportées en 2009 à la Loi sur l’éducation soulignent l’importance d’engager la communauté lorsque le conseil élu définit son orientation stratégique et se fixe des objectifs. Les conseillères et conseillers sont censés consulter les parents, les élèves et les électeurs avant d’établir le plan stratégique pluriannuel du conseil, et ils sont tenus de les renseigner au sujet du plan et de leur rendre compte des progrès réalisés dans sa mise en oeuvre. Ainsi, le plan manifeste la réceptivité et la responsabilisation du conseil, tout en exprimant les valeurs et les priorités de la communauté.

La participation de la communauté n’est pas un exercice de relations publiques; c’est un processus collaboratif qui vise à en arriver à un commun accord sur les solutions à retenir pour régler des problèmes définis ou pour donner suite à des besoins ou à des priorités de la communauté.

L’équipe de leadership et de gouvernance que forment ensemble le conseil élu et la direction de l’éducation [doit] élaborer un plan afin de définir (et d’actualiser régulièrement) une vision qui interpelle la communauté et qui prévoit des normes élevées pour les enfants. La participation du public et la mobilisation de la communauté sont essentielles pour établir des priorités, fixer des objectifs et définir une vision de l’éducation, le tout en vue d’offrir une éducation de haute qualité à tous les enfants. La tâche la plus importante de l’équipe que chaque conseil forme avec sa direction de l’éducation est peut-être d’amener la communauté à faire face aux problèmes et à surmonter les obstacles à la réalisation du plein potentiel des enfants. Ce genre de leadership peut inspirer et mobiliser les citoyens, le personnel et les élèves – région par région ou quartier par quartier, en ayant recours à tous les moyens possibles – afin de créer une vision et un plan à long terme émanant de la communauté[4].

Il importe toutefois de noter que la communauté se compose de toutes sortes de personnes ayant des points de vue variés, sinon opposés. Les membres du conseil scolaire ont pour tâche d’entendre tous les points de vue, et pas seulement ceux qui sont exprimés le plus bruyamment ou ceux qui cadrent le mieux avec ce qu’ils pensent. Après avoir ainsi écouté, le conseil a ensuite la responsabilité de prendre une décision dans l’intérêt du conseil scolaire tout entier. Il va sans dire que ses décisions ne feront peut-être pas l’affaire de chacune des personnes qui ont fait part de leur point de vue. Le défi que doivent relever les membres du conseil consiste alors à avoir tout ce qu’il faut pour bien expliquer les raisons de la décision du conseil et pour répondre aux questions des membres de la communauté.

Quand un conseil lance une consultation, il est important qu’il indique clairement pourquoi il l’entreprend. Est-ce pour écouter ou pour parler? Si les personnes consultées croient qu’on veut les écouter alors qu’on veut leur parler, les risques de conflits attribuables à des attentes déçues sont élevés.

Consultation pour écouter

Une consultation pour écouter se situe au début du processus qui doit mener à une décision sur une question particulière. Elle vise à recueillir le plus possible d’options et de données sur l’incidence de chacune d’elles. Chaque option est analysée en public durant la consultation, au moyen des données disponibles. Le conseil évalue les objectifs et prend le pouls de la communauté selon un processus reposant sur une collaboration très ouverte. Il indique aussi avec beaucoup de clarté qu’en fin de compte, c’est lui qui prendra la décision. Ce type de consultation peut prendre beaucoup de temps.

Consultation pour parler

Une consultation pour parler se situe vers la fin du processus, lorsque le conseil a une idée claire de l’orientation qu’il va prendre. La détermination des options et la collecte des données ont alors été effectuées à l’interne. Ce genre de consultation vise à faire en sorte que la mesure qui sera prise soit bien comprise par les personnes touchées, à dissiper pratiquement toutes les rumeurs déstabilisantes et à s’assurer qu’aucun facteur important n’ait été laissé de côté pendant le processus interne. Généralement, la consultation est brève et directe.

STRATÉGIES GAGNANTES POUR OBTENIR LA PARTICIPATION DE LA COMMUNAUTÉ

Un rapport préparé pour l’Alberta School Boards’ Association a résumé les conclusions d’études sur la participation du public qui mettent en lumière les éléments utiles de toute initiative de participation de la communauté. Les voici, sous une forme adaptée.

Pratiques et principes importants

Croyez-y. Un conseil scolaire ne devrait pas considérer la participation de la communauté comme un projet parmi tant d’autres, mais bien comme une façon de s’acquitter de son mandat. Il s’agit d’un outil de gestion orienté vers un but.

Faites preuve de responsabilité. Faites savoir au public que les leaders du conseil croient à la participation de la communauté, et tirez au clair les rôles et les responsabilités en matière de communications. Faites savoir au public que sa contribution a une influence sur les résultats, et tenez tous les auditoires au courant des progrès de votre planification stratégique.

Faites preuve de transparence. Les informations, les pratiques opérationnelles et les processus décisionnels du conseil devraient être très visibles et facilement accessibles et faire place à la participation.

Développez la confiance. Il s’agit de nouer ou de rétablir des relations avec divers groupes d’intervenants, y compris les membres du personnel, les élèves, les parents, les bénévoles, les membres de la communauté et les chefs d’entreprise.

Connaissez les communautés du conseil. Parvenez à connaître en profondeur les divers intervenants. Prenez le temps de recueillir plus de renseignements si cela est nécessaire.

Utilisez efficacement les outils de communications déjà en place. Ne sous-estimez pas le pouvoir de messages clairs et succincts dans les bulletins à l’intention des parents et les médias locaux. Tirez parti de tout rassemblement dans une école. Demandez à prendre la parole devant des organisations locales de citoyens. La plupart des gens veulent savoir ce qui se passe et sont prêts à appuyer l’éducation publique.

Faites appel à la technologie et aux communautés en ligne. Les médias en ligne contribuent à donner une voix aux citoyens soucieux de l’éducation publique qui ne veulent pas se présenter à des activités où le public est appelé à participer.

Utilisez un langage clair et simple. Considérez chaque message comme un « rapport aux actionnaires ». Ne supposez pas que les gens sont déjà au courant; chaque message devrait être parfaitement autonome. N’ayez recours au vocabulaire de l’éducation que si c’est absolument nécessaire, et définissez alors les termes que vous employez; vos efforts pourraient être en pure perte si les gens ne comprennent pas bien les termes importants. Un conseil pourrait adopter une politique exigeant que tous ses documents soient rédigés dans un langage clair et simple.

Utilisez des graphiques et des listes lorsque la situation s’y prête. Un graphique attrayant ou une série de points est plus facile à comprendre qu’un long texte dense.

Communiquez les messages clés de la façon la plus propre à rejoindre le public visé. Les gens veulent entendre les messages clés, sans connaître dans les détails le processus qui a été suivi.

Formulez les questions essentielles pour orienter le dialogue. La réflexion peut être stimulée par des questions très précises; invitez donc les principaux intervenants à répondre à de telles questions. Une discussion publique non orientée risque de sombrer dans la confusion et la surenchère.

Prévoyez un processus clair et ouvert. Organisez des rencontres de discussion ou de consultation et donnez-leur une vaste publicité. Invitez les principaux groupes qui risquent de remettre en question une mesure ou une orientation proposée.

Organisez bien le déroulement des discussions publiques. Envisagez de limiter le temps de parole à trois ou quatre minutes par personne, et invitez les gens qui font un exposé à en fournir un bref résumé qui en constituera le « compte rendu officiel ». Il ne sera plus nécessaire de tout prendre en note, cela réduira les malentendus sur ce qui a effectivement été dit, et de nombreuses personnes pourront faire valoir leur point de vue.

Prônez la courtoisie. Pendant les échanges, il faudrait rappeler aux gens que chacun a le droit à son avis et qu’ils doivent demeurer courtois au cours des débats.

Insistez sur la prise en charge locale. Expliquez bien que la population est partie prenante à la question de fond, au processus, au résultat des discussions et à la décision finale qui sera prise.

Une fois la décision prise, prévoyez un processus clair pour la contester. Une fois le débat terminé et une décision prise, veillez à faire connaître le processus ayant permis d’en arriver à cette décision. Assurez-vous que tout le monde est informé par écrit du processus de contestation – s’il y en a un – et, s’il y a toujours des mécontents, offrez-leur de s’en prévaloir.

Découvrez de nouvelles façons de procéder. Faites preuve de créativité pour encourager les intervenants à s’engager activement au sein du conseil et de ses écoles. Qu’il s’agisse des parents, des personnes âgées, des gens d’affaires ou des groupes religieux, faites le nécessaire pour leur communiquer de l’information et invitez-les à s’informer davantage et à participer de la manière qui leur convient le mieux.

Rendez vos écoles accueillantes. Comment les membres de la communauté se sentent-ils à l’idée de se rendre dans les écoles? Sont-ils bien accueillis, puisqu’ils sont les clients du conseil scolaire, ou leur fait-on sentir qu’ils dérangent?

Outils efficaces de participation du public

Vérifications des communications et de la participation du public. Un dialogue ouvert favorise la confiance et la collaboration, la fixation d’objectifs communs et l’élaboration de stratégies.

Collaboration entre les écoles, les fournisseurs de services, les entreprises, etc. La mise en commun des ressources et la collaboration améliorent l’apprentissage, renforcent les liens et produisent des résultats mutuellement avantageux pour les élèves, les écoles et la communauté.

Partage d’informations avec le public sur le rendement des élèves. Les communautés doivent être bien informées et comprendre les données sur le rendement des élèves pour qu’elles puissent comprendre et appuyer les stratégies d’amélioration des écoles et du conseil.

Courriel. Le courriel est un outil puissant et peu coûteux qui permet de communiquer avec les familles, les membres de la communauté, les gens d’affaires et d’autres intervenants. Les réactions reçues par courriel relativement à certaines questions ne peuvent pas être considérées comme formant un échantillon représentatif des points de vue, mais le courriel demeure un moyen pratique de communiquer avec divers auditoires.

Sites Web. Les élèves, les parents et les membres de la communauté ont accès à des renseignements importants dans les sites Web attrayants, à jour et bien tenus des écoles ou du conseil scolaire.

Cercles d’étude. Selon cette méthode semi-structurée comportant plusieurs étapes, des décideurs et des membres du public ont des discussions en petits groupes sur une période prolongée. D’après les décideurs, cette formule leur donne l’occasion de comprendre divers points de vue sur des questions importantes et de confronter leurs politiques avec la réalité.

Participation de la communauté aux réunions du conseil scolaire. Un conseil scolaire a besoin de la contribution de la communauté pour fonder et appuyer ses décisions. Un moyen d’obtenir cette contribution est d’inviter la communauté à participer aux réunions du conseil. On peut le faire en prévoyant une période de questions du public et en établissant des lignes directrices à l’intention des délégations.

Communications avec d’autres représentants élus et d’autres décideurs. Profitez des occasions qui vous sont offertes pour informer d’autres représentants élus et d’autres décideurs aux divers niveaux de gouvernement et pour demander leur avis.

Sensibilité aux besoins de tous les auditoires

Les parents et les familles. Il s’agit du groupe d’intervenants le plus important. Des familles engagées peuvent défendre efficacement les écoles auprès du grand public. Souvent, les parents bien informés sont les meilleurs ambassadeurs. La plupart des parents veulent des réponses à trois questions :

  • Qu’est-ce que mon enfant est censé faire et apprendre?
  • Comment mon enfant progresse-t-il?
  • Comment puis-je aider mon enfant?

La mesure la plus importante que peuvent prendre les écoles pour faire participer la communauté est peut-être de faciliter l’engagement continu des familles en ciblant clairement l’amélioration du rendement des élèves. Lorsque les familles s’intéressent activement à l’école, les enseignantes et enseignants en apprennent davantage sur les élèves qui se trouvent dans leurs classes, et les élèves sont plus en mesure et désireux d’apprendre. L’établissement d’annuaires des familles, en vue d’aider les parents à communiquer entre eux, favorise une autonomie accrue et contribue à bâtir une communauté scolaire encore plus forte.

Les « profanes » (personnes sans enfants ou n’ayant pas d’enfants à l’école). Ces personnes tirent la plupart de leurs renseignements des médias, de voisins ou de personnes apparentées. Il importe de trouver des moyens de les informer et d’intéresser ce vaste segment de la population aux objectifs et aux valeurs de l’éducation financée par les fonds publics. Les élèves. Il s’agit d’un auditoire souvent négligé. Ils seront plus engagés et appuieront davantage le conseil s’ils comprennent les objectifs et les fins de l’éducation, au-delà de leur propre cheminement scolaire personnel.

Les membres du personnel. Les directrices et directeurs d’école, les enseignantes et enseignants et tous les autres membres du personnel des écoles et du conseil ont besoin de connaître et de comprendre les principaux objectifs du conseil, ses enjeux et les possibilités qui s’offrent à lui. Ils ont besoin de savoir comment ils peuvent participer au dialogue et à quel point il est important pour le conseil d’aider d’autres intervenants à en faire autant. Le personnel joue un rôle crucial pour promouvoir les partenariats communautaires. Les directrices et directeurs d’école, en particulier, sont les leaders des communautés scolaires : un investissement essentiel de la part de chaque conseil serait de renforcer leur capacité de dialoguer avec les familles et de les aider à donner une image positive et accueillante de l’école.

Les communautés de langue française. Pour les conseils scolaires de langue française de l’Ontario, il est particulièrement important de nouer des liens avec les autres services et organismes de la communauté afin de promouvoir la compréhension et le soutien du rôle du système d’éducation pour le renforcement de la langue et de la culture française, la réduction de l’assimilation des élèves francophones et le développement durable de tous les secteurs de la communauté de langue française.

Les décideurs. Il s’agit essentiellement des législateurs et des représentants élus à l’échelon local. Moins ils seront informés et engagés, plus grande sera l’influence de groupes d’intérêt poursuivant un seul but.

Les groupes d’intérêt. Bien des directions de l’éducation et des membres de conseils scolaires consacrent des ressources et un temps disproportionnés à répondre à de petits groupes dynamiques et bruyants. Ces groupes ont le droit et ont besoin de participer aux processus et aux débats.

Les organismes et les services communautaires. Pour s’acquitter de leur rôle et répondre aux besoins globaux de chaque enfant, il est primordial que les systèmes d’éducation financés par les fonds publics établissent des partenariats avec, entre autres, les organismes qui assurent des services de santé mentale pour enfants, les services de police locaux, les associations multiculturelles, les organisations autochtones et les groupes religieux.

Les chefs d’entreprise. La plupart des gens d’affaires connaissent les compétences requises pour réussir en milieu de travail au 21e siècle et sont prêts à conseiller et à appuyer les conseils scolaires relativement à leurs plans stratégiques visant la réussite des élèves.

Conclusion

Il faut un village pour élever un enfant.

  • PROVERBE TRADITIONNEL AFRICAIN

En ce qui concerne l’éducation financée par les fonds publics, cette vérité souligne la nécessité de partenariats entre les familles, les écoles et les communautés pour offrir aux enfants le meilleur départ possible dans la vie et pour les doter des compétences et des connaissances voulues pour réussir dans un environnement mondial de plus en plus complexe.

AUTRES RESSOURCES

Conseil ontarien des directions de l’éducation. Planifier la participation et l’engagement des parents : Un guide pour les parents et les écoles, www.ontariodirectors.ca/Parent_Engagement/Parent_Engagement_fr.html.

Henderson, Anne T., Karen L. Mapp, Vivian R. Johnson et Don Davies. Beyond the Bake Sale: The Essential Guide to Family-School Partnerships. New York, The New Press, 2007.

Sheedy, Amanda, Handbook on Citizen Engagement: Beyond Consultation, Réseaux canadiens de recherche en politiques publiques (2008), www.cprn.org/doc.cfm?l=fr&doc=1857 (consulté le 31 octobre 2010).

Ressources du ministère de l’Éducation

Cadre d’élaboration des politiques de l’Ontario en éducation des Premières nations, des Métis et des Inuits (2007), www.edu.gov.on.ca/fre/aboriginal/fnmiFrameworkf.pdf.

Comités de participation des parents (CPP) : www.edu.gov.on.ca/fre/parents/PIC.html.

Conseils d’école : www.edu.gov.on.ca/fre/general/elemsec/council/.

De solides bases pour l’avenir : Rapport d’étape (automne 2009) sur la mise en oeuvre du Cadre d’élaboration des politiques de l’Ontario en éducation des Premières nations, des Métis et des Inuits (2009), www.edu.gov.on.ca/fre/aboriginal/SoundFoundation_RoadAheadFr.pdf .

Équité et éducation inclusive dans les écoles de l’Ontario : Lignes directrices pour l’élaboration et la mise en oeuvre de politiques (2009), www.edu.gov.on.ca/fre/policyfunding/inclusiveguide.pdf.

Esprit ouvert, esprit sain : Stratégie ontarienne globale de santé mentale et de lutte contre les dépendances, www.edu.gov.on.ca/fre/parents/mentalHealth.html.

Partenariats avec les parents : Politique de participation des parents pour les écoles de l’Ontario (2010), www.edu.gov.on.ca/fre/parents/involvement/PE_Policy2010Fr.pdf.

Utilisation communautaire des installations scolaires : www.edu.gov.on.ca/fre/general/elemsec/community/.

On trouvera également des commentaires utiles et pratiques de membres du public sur la participation de la communauté dans :

Alberta School Boards Association, Summary Report: Summit on Public Involvement in Public Education (2009), www.asba.ab.ca/files/pdf/summit_summary_report.pdf.

Alberta School Boards Association, Best practices in public engagement (2009), www.asba.ab.ca/files/pdf/best_practices_report.pdf (consulté le 31 octobre 2010).

Notes

La CSEO tient à exprimer sa reconnaissance aux nombreux conseils scolaires de l’Ontario dont elle a utilisé les pratiques efficaces pour élaborer ce module.


  1. Recherches consultées : Cotton et Wikelund (2001), Stelmack (2005), Fan et Chen (2001), Feinstein et Symons (1999), Melhuish, Sylva, Sammons et al. (2001), Allen et Daly (2002), Desforges et Abouchaar (2003).  ↩

  2. Recherches consultées : Cotton et Wikelund (2001), Stelmack (2005), Fan et Chen (2001), Feinstein et Symons (1999), Melhuish, Sylva, Sammons et al. (2001), Allen et Daly (2002), Desforges et Abouchaar (2003).  ↩

  3. Lise Chabot, Engaging First Nations Parents, chiefs-of-ontario.org/Assets/Engaging%20First%20Nations%20Parents.pdf , consulté le 8 octobre 2010.  ↩

  4. Richard H. Goodman et William G. Zimmerman, Jr., Thinking Differently: Recommendations for 21st Century School Board/Superintendent Leadership, Governance, and Teamwork for High Student Achievement, http://www.nesdec.org/research_dev/ThinkingDifferently.mht  ↩